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  • emelineburnotte7

Un an de confinement. Un an de... rien.

🥳 Aujourd’hui, on fête notre première année de confinement. 🥳


Un an. Un an que la culture est malmenée et subit une fermeture violente, injuste et absurde. Un an qu’on rappelle sans cesse sa « non-essentialité ».


Le présentiel me manque. Beaucoup. Vraiment. Profondément. S’il y a bien une chose que j’ai apprise du confinement, c’est que j’ai besoin de musique pour (sur)vivre. Plus que d’interactions sociales, plus que tout le reste. J’en ai besoin. Et cela me ronge depuis un an.


Nous avons certes des rayons de soleil qui commencent à poindre, même si mon état de santé ne me permet actuellement pas d’en profiter. Mais ils ne sont pas suffisants. Il y a un an, on découvrait le virus. Comment peut-on toujours être dans cet état de fermeture, avec de si petits relâchements annoncés ? On dirait que rien n’a changé. Mais c’est faux. Aujourd’hui, on sait comment le virus fonctionne dans les grandes lignes, comment il se transmet, on a des masques, on a du gel, on a de l'expérience, on a des études scientifiques, on a même un vaccin. Aujourd’hui, on sait que les lieux culturels sont peu risqués en termes de contamination. On sait même comment organiser des évènements culturels avec un risque minimal. Alors pourquoi ? Pourquoi ne pas avoir réparti mieux le poids de l’épidémie sur les secteurs ? Pourquoi… ? C’est impardonnable. C'est violent. Ça n'a aucun sens.


Imaginez. Et si, en décembre, on avait d’abord réouvert la culture, avant les magasins. Parce qu’on s’était dit qu’elle était vraiment essentielle. Et si, les gens avaient été obligés d’aller dans les musées, les cinémas, les salles de théâtre, les lieux de concerts, … lorsqu’ils voulaient sortir de chez eux, et ce pendant plusieurs mois. Imaginez. Ou, et cela semble plus modéré et réaliste, si on avait ouvert les magasins ET la culture en décembre, en durcissant un peu le tout ou en alternant les ouvertures. Et que ça faisait 3-4 mois que vous pouviez vous retrouver, dans des règles strictes évidemment, pour des répétitions, des concerts, des séances de cinéma. Ok, ce n’est pas le cas.. mais imaginez. Imaginez.


Je suis en colère. Je me prononce évidement concernant la culture, mon domaine, mais suis solidaire pour tous les secteurs concernés (sport, horeca, évènementiel, le culte, …). Le scénario ci-avant peut être imaginé avec une réouverture des magasins ET de la culture ET du sport ET… . N’y-avait-il vraiment AUCUN moyen d’imaginer les choses autrement ? De plus respecter chacun de ces secteurs ainsi que la santé mentale de chacun d’entre nous ?


Je continue donc à soutenir les actions « Still Standing for Culture ». La 4e édition, c’est aujourd’hui. Parce qu’il ne faut rien relâcher. Il y a urgence. Je repartage donc cette vidéo réalisée avec mon ASBL dans le cadre de ces actions. Montrons à quelle point la culture est importante, essentielle. L’âme en a besoin, le corps en a besoin. Et puis, pour les artistes, leur portefeuille en a besoin aussi.


Imaginez un monde où la culture serait considérée comme étant essentielle…





#stillstanding #stillstandingforculture

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